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La peur du noir.

 

 

 

 

La peur du noir apparaît, soudainement, entre 2 et 5 ans. Du jour au lendemain, cette angoisse se manifeste. Votre enfant ne veut plus dormir la porte de sa chambre fermée, il a du mal à s’endormir, il a peur des monstres sous son lit… Que faire ?

 

Pourquoi mon enfant a-t-il peur du noir ?

 

Le « noir » est synonyme de danger ! Dans l’obscurité, on perd ses repères et tout peut arriver. La peur du noir apparaît chez votre enfant, car il est submergé par un tas d’émotions qu’il ne comprend pas toujours et il possède un imaginaire débordant. Les ombres, les bruits dans la maison et même le silence, favorisent son imagination, surtout si vous lui lisez des histoires riches en rebondissements.

 

Mais rassurez-vous, ce ne sont pas ces histoires qui créent sa peur du noir, elles l’aident simplement à la formaliser et à la nommer. Son angoisse de l’obscurité qu’il a du mal à comprendre devient alors

« la peur des fantômes » ou « la peur des loups ».

 

D’après le docteur Mickaël Larrar (pédopsychiatre), la peur du noir serait en fait la peur d’être seul, l’angoisse de séparation !

« L’enfant ne se plaint de l’obscurité que le soir, au moment du coucher, mais ne trouve rien à redire sur l’absence de lumière dans d’autres lieux, comme la salle de cinéma, de spectacle...

 

Il est d’ailleurs tout à fait d’accord pour dormir dans le noir le plus complet, à condition que papa ou maman (ou mieux les 2 !) soient avec lui dans le lit !

Enfin, il préférera à la veilleuse, la porte entrouverte de sa chambre, troquant ainsi une meilleure source lumineuse au profit d’un contact sonore avec le monde des parents (couloir, reste de la maison). »

 « La lumière des enfants, ce sont les parents ! »

 

« Mais attention, l’enfant a véritablement peur du noir, il ne simule pas.

C’est simplement son inconscient qui lui joue un tour.

Cependant, le psychisme infantile ne fait pas de

« blague » inutile.

 

Il préfère lui faire croire qu’il tremble devant l’obscurité plutôt que de lui avouer sa difficulté à se séparer pour une nuit de ses parents ; en psychanalyse, on appelle cela un déplacement (l’inconscient déplace la peur d’une chose sur une autre).

 

Ainsi, plus l’enfant aura des raisons de s’inquiéter d’une séparation réelle (parent absent, en voyage, malade, ou divorce), plus sa « peur du noir » s’intensifiera, pouvant alors apparaître comme un symptôme handicapant.

 

Que faire pour aider son enfant ?

 

- Prenez sa peur au sérieux.

Votre enfant ne l’invente pas, même si elle dissimule d'autres angoisses, sa peur du noir est réelle pour lui. Racontez lui votre propre expérience, dîtes lui que vous aviez peur du noir petit ou encore racontez lui des histoires à ce sujet pour l’aider.

 

- Prenez le temps de coucher votre enfant.

L'heure du coucher signifie pour lui qu'il va devoir se séparer de vous et c'est bien là tout le problème. Votre enfant a besoin de passer du temps avec un de ses parents avant de s’endormir.

 

- Ritualisez le coucher (discussions, histoire ...)

Comme pour les nouveau-nés, il est nécessaire de mettre en place un rituel du coucher. Instaurez la lecture d’une histoire avant qu’il s’endorme. Discutez de sa journée, parlez de ce que vous allez faire le lendemain. Il ne sera plus focalisé sur sa peur du noir mais plutôt sur l'histoire que vous allez lui raconter ou le petit moment qu'il va passer à vos côtés.

- Mettez une petite veilleuse

 

Vous pouvez lui mettre une petite veilleuse ou lampe dans sa chambre avec l'interrupteur à portée de main. Il pourra ainsi maîtriser la situation et allumer sa lumière en cas d'angoisse.

 

- Montrez lui qu'il est en sécurité.

Avant le coucher, vérifier avec lui placards, tiroirs, dessous de lit et autres rangements afin de lui montrer qu'il n'y a pas de fantômes, monstres cachés dans sa chambre. Vous lui prouverez ainsi que rien ne peut venir perturber son sommeil et qu'il peut dormir tranquille.

 

Que faire si malgré tout, sa peur du noir persiste ou s’aggrave ?

Insomnies, cauchemars à répétition, terreurs nocturnes… qui rythment les nuits de votre enfant… et les vôtres !

Les angoisses de votre enfant sont plus profondes.

 

Dans ce cas, n'hésitez pas à en parler à votre pédiatre ou votre médecin traitant, afin de déterminer les causes de cette peur et de trouver des solutions plus adaptées.

 

 

Bibliographie

 

·       « Au cœur des émotions de l’enfant » d'Isabelle Filliozat, Ed. JC Lattès

 

·       http://www.psycatrices.com/153/la-peur-du-noir-mon-enfant-ne-veut-pas-dormir-il-a-peur-du-noir.html

 

Quelques petites histoires à raconter à votre enfant :

 

·       « La nuit le noir », de Catherine Dolto - Gallimard jeunesse - Dès 3 ans

 

·       « Petit Ours Brun a peur du noir », de Marie Aubinais et Danièle Bour - Bayard jeunesse - Dès 3 ans

 

·       « Quand j'avais peur du noir », Mireille d'Allancé - Ecole des Loisirs - Dès 3 ans

 

 

 

 

 


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Jeudi 23 Novembre 2017

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