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La fessée.

 

 

 

 

Une gifle, une fessée… Ces gestes paraissent aux yeux de nombreux parents nécessaires à l’éducation de leur enfant. Mais pour imposer le respect, définir des interdits, d’autres pratiques ne sont-elles pas préférables ? L’enfant peut-il comprendre la signification de ces punitions ?

Le problème est enraciné et sérieux. Dans toute l’Europe, des enfants sont quotidiennement fessés, corrigés, giflés, secoués, pincés, frappés à coups de pied, de poing, de bâton, de fouet, de ceinture, battus et martyrisés par des adultes, principalement par ceux en qui ils ont le plus confiance.

Ces violences peuvent correspondre à un acte de punition ou à la réaction impulsive d’un parent. Dans tous les cas, elles constituent une violation des droits de l'homme. Pourtant, le fait de frapper un enfant ou de lui infliger tout autre traitement humiliant est accepté socialement et juridiquement dans la plupart des pays du monde.

Le châtiment corporel des enfants devient souvent inhumain ou dégradant ; il diminue leur estime de soi et provoque un manque de respect pour leur dignité humaine.

Les conséquences de ces fessées à répétition

 

Un des comportements innés de l'enfant est le comportement d'imitation. L'enfant imite d'instinct dès les premiers jours de sa vie les comportements qu'il voit et entend, surtout ceux que l'on a à son égard. Frapper un enfant, ce n'est donc pas seulement lui faire prendre peur des coups, c'est aussi faire entrer la violence dans sa vie en lui en fournissant des modèles. Les coups, c'est es comportements innés de l'enfant est le comportement d'imitation. L'enfant imite d'instinct dès les premiers jours de sa vie les comportements qu'il voit et entend, surtout ceux que l'on a à son égard. Frapper un enfant, ce n'est donc pas seulement lui faire prendre peur des coups, c'est aussi faire entrer la violence dans sa vie en lui en fournissant des modèles. Les coups, c'est le corps des parents qui parle directement au corps de l'enfant sans même passer par l'esprit. Et l'adulte qu'il deviendra portera toute sa vie en lui la trace de ces comportements. 

le corps des parents qui parle directement au corps de l'enfant sans même passer par l'esprit. Et l'adulte qu'il deviendra portera toute sa vie en lui la trace de ces comportements. 

Autre comportement inné de l'enfant : le comportement de soumission. Celui-ci est une situation de totale dépendance. Quand le stress des coups intervient dans la relation parents-enfant, les enfants s'identifient à leurs parents. Ils s'auto accusent, nient leur propre personnalité. Une fois devenus adultes, ils chercheront chez des leaders ou des gourous, ce qu'ils ne trouvent plus en eux.

Ces enfants à l’adolescence n’accepteront plus ces coups comme le font les plus petits. Ils se rebelleront face à leurs parents ou auront envie de disparaître et dans certain cas de se suicider.

Un environnement très sévère peut avoir des effets néfastes à long terme sur l'intelligence des enfants. Les enfants exposés à un environnement très sévère pourraient développer des problèmes comportementaux et ne pas progresser scolairement.

 

Le châtiment corporel n'enseigne pas aux enfants comment se comporter et n'améliore pas leur apprentissage.

Une éducation sans fessée ?

Interdire les châtiments corporels ne veut pas dire poursuivre les parents ou les culpabiliser, il s'agit de proposer une autre solution : une éducation non violente

Il est préférable d’éviter les châtiments corporels, que ce soit la petite fessée ou la petite claque. Il n y a pas de "petits" châtiments corporels. Comme il a été vu ci-dessus, ceux-ci n’apportent rien à l’enfant.

Il ne faut pas non plus culpabiliser les parents à qui ça arrive en disant : "Mon dieu, ils vont traumatiser cet enfant pour le restant de ses jours" ! Ces gestes sont souvent spontanés, c'est-à-dire qu’ils partent vraiment d’un «  ras le bol » du parent et l’enfant le sent. Il sent qu’il est allé trop loin et qu’il a provoqué ça. Il est important pour le parent de revenir là-dessus, de dire : "Voilà, je t’ai donné une claque ou une fessée, je regrette parce que je pense que ce n’est pas ce qu’il y a de mieux à faire, mais il s’est passé telle ou telle chose et ça, il ne faut pas que cela se reproduise".

Pour éduquer ses enfants de façon non violente, il s’agit de trouver avec eux des systèmes de limite et de punition que les enfants ressentent réellement comme étant, à ce moment-là, une contrainte. Il s’agit aussi que les parents soient très fermes par rapport à la privation d’internet, la privation de sorties, la privation de sports par exemple… Ces punitions ont du sens pour l’enfant. C’est toujours mieux que la claque, un coup de ceinture ou la fessée. Le parent qui donne un coup fait passer à l’enfant le message "qu’il ne se maîtrise pas" et qu’il est "débordé" par rapport à ce que fait l’enfant. Ce n’est jamais un très bon exemple.

Pour vous aider

http://web.me.com/jacornet/Site_1/Accueil.html

Sur ce site vous trouverez des moyens pour éduquer vos enfants sans fessées, des livres pour en savoir plus ainsi qu’une liste de personnes à contacter en cas de besoin.

Bibliographie :

La communication non violente au quotidien de Marshall Rosenberg (Edition Jouvence).

 

Construire la non violence : les besoins fondamentaux de l’enfant de 2 ans1/2 à 12 ans de Suzanne Heughebaert. (Edition De Boeck).

 

Poser des limites à son enfant et le respecter de Catherine Dumonteil-Kremer. (Edition Jouvence).

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Jeudi 23 Novembre 2017

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